Maladie de la Peyronie : La traction pénienne comme traitement ?

INTRODUCTION :

Traitement de la maladie de la Peyronie

La force de traction appliquée sur les tissus cutanés entraîne une réaction d'adaptation au niveau structurel, en raison de la suppression du facteur inhibiteur en charge de la division cellulaire. Cela conduit à une multiplication des cellules et donc à un agrandissement des tissus cutanés. Cette technique est utilisée avec succès depuis déjà un certain temps et couvre différents soins médicaux, parmi lesquels le traitement des lésions de la peau, la perte de tissus cutanées et les cicatrices résultant d'une radiothérapie. L'origine des plaques indurées, symptôme de la maladie de La Peyronie, est toujours inconnue. Les études histologiques réalisées jusqu'ici confirment la présence d'une forte concentration de collagène de type III dans les plaques, à la manière des cicatrices chéloïdiennes et hypertrophiques. En d’autres termes, les plaques apparaissent lors d'un transfert de collagène III qui se produit en réponse à la traction des fibroblastes sur les cellules. Plus forte est la concentration de collagène III dans le tissus fibreux, plus forte est la force de contraction des cellules du tissus cutané. Lorsqu'une traction mécanique continue est exercée (ici avec un accessoire Male Edge) sur le pénis, la division cellulaire est stimulée. Ainsi l'expansion de tissus sains se met en place et finit par exercer une force contraire à la force de contraction du collagène.

Traitement de la maladie de la Peyronie

SUJETS ET METHODES :

Une étude prospective a été réalisé sur 26 sujets masculins qui avaient été diagnostiquée comme atteint de la maladie de La Peryonie. Ils ont été traités pendant six mois à l'aide d'un accessoire de traction pénienne de la marque MaleEdge. Ce dernier exerçait une pression allant de 1 200 à 1 500g. La moyenne d'âge est de 50,8 ans (sujet de 30 à 68 ans) et la maladie était présente en moyenne depuis 25,6 mois (sujet atteint depuis 2 à 72 mois). De nombreuses plaques indurées ont été identifiées sur 6 sujets et une seule plaque sur 19 autres. La plaque était longue de 3 cm ou moins dans 20 cas. 11 sujets ont signalé des pertes de sensibilité dans le pénis et 21 présentaient des troubles de l'érection.

RESULTATS :

Dans le tableau 1 sont présentées les données relevées avant le début du traitement, puis à 3 mois et 6 mois de traitement.

CONCLUSIONS :

Après un traitement de 6 mois, la plaque a disparu dans 7 cas (26,9%) et une diminution significative du nombre de plaques, de leur taille et de leur consistance a été observée chez 18 sujets (69,2%). De plus, 13 sujets (61,9%) ont retrouvé le contrôle de leurs érections et 10 des 11 sujets souffrant d'insensibilité (90,9%) ont retrouvé leur sensibilité dans leur pénis.

La traction sur le pénis a eu un effet positif sur la plaque indurée, effet cliniquement visible, en raison de sa diminution en taille et en consistance, de la correction la courbure du pénis, de la récupération de la longueur du pénis et d'une amélioration dans la qualité des érections.